Coulisses
Les coulisses d'AdipoXtrem : deux ans de recherche pour libérer les mains des esthéticiennes
On imagine souvent qu'une innovation naît d'un éclair de génie. Celle-ci est née d'une phrase entendue des dizaines de fois en cabine : « J'ai mal aux poignets. » Retour sur le chemin qui mène de ce constat à AdipoXtrem.
Un concepteur qui connaît la cabine
Jonathan Kasslaci baigne dans les appareils d'esthétique depuis l'âge de 16 ans, d'abord aux côtés de son père. Pendant des années, son quotidien, ce sont des instituts, des centres minceur, des spas. Il installe des machines, forme des équipes, écoute ce qui fonctionne et ce qui coince.
Ce qui coince revient toujours au même endroit : le geste. La cavitation et la radiofréquence ont fait leurs preuves dans les instituts, mais elles ont un point commun que les professionnelles connaissent par cœur. Il faut tenir une pièce à main et la faire glisser sans s'arrêter, debout, pendant toute la séance. Une séance, puis une autre, puis une autre encore dans la journée.
Ce n'est pas une plainte de confort. Pour une esthéticienne, ses mains sont son outil de travail. Quand les poignets, les épaules ou le dos fatiguent, c'est tout le planning qui en pâtit.
2020 : concevoir plutôt que distribuer
En 2020, Jonathan Kasslaci franchit une étape : au sein de GMP Beauty Concept, il ne se contente plus de proposer des appareils, il commence à concevoir les siens. L'idée est de partir des besoins réels des professionnels plutôt que d'une fiche technique.
La question qui guide AdipoXtrem est posée simplement : et si l'appareil faisait le mouvement à la place de la main ? Autrement dit, peut-on obtenir une séance de cavitation et de radiofréquence sans que personne n'ait à déplacer une pièce à main pendant trente minutes ?
« Certains m'ont dit que c'était impossible… mais je n'y ai pas cru. »Jonathan Kasslaci, concepteur d'AdipoXtrem
Deux ans de recherche et développement
Passer de l'idée à un appareil utilisable en institut a demandé deux ans de recherche et développement. Le principe retenu tient en une phrase, mais il a fallu le rendre fiable : des applicateurs qui restent posés sur le corps et une console qui pilote tout.
Concrètement, le résultat se présente ainsi :
- 10 applicateurs qui se placent sur les zones choisies et y restent pendant la séance ;
- trois technologies réunies dans le même appareil : la cavitation (30 kHz et 40 kHz), la radiofréquence (1 MHz et 3 MHz) et un surmatelas de 1 379 LED (635 nm (rouge) et 980 nm (infrarouge)) ;
- un écran tactile avec 12 programmes pré-paramétrés et un mode manuel, pour régler chaque technologie séparément ;
- l'Analyse Body IA : selon le fabricant, l'Analyse Body IA évalue par résonance la taille et le type des cellules graisseuses, puis ajuste le niveau des ultrasons.
Le cœur du concept, ce qui en fait une exclusivité, c'est la cavitation et la radiofréquence utilisées simultanément, en mains libres. C'est aussi ce qui fait l'objet de la demande de brevet n° FR2607949, déposée auprès de l'INPI le 13 juin 2026.
Pour le détail technique, la page La technologie explique chaque élément, et l'article mains libres ou pièce à main compare les deux façons de travailler.
Pourquoi trois technologies plutôt qu'une
On aurait pu s'arrêter à la cavitation. Le choix a été fait de réunir trois technologies dans la même séance, parce que les attentes des clientes ne se limitent jamais à un seul point. Certaines viennent pour une zone qui résiste, d'autres pour la fermeté de la peau, beaucoup pour les deux à la fois.
Chaque technologie a donc un rôle distinct. Les ultrasons de cavitation travaillent sur deux niveaux de fréquence. La radiofréquence apporte une chaleur douce et contrôlée, utilisée pour la fermeté et la texture de la peau. La lumière rouge et infrarouge du surmatelas accompagne l'ensemble pendant que la cliente est allongée.
Réunir ces trois briques posait une vraie difficulté : les faire fonctionner ensemble, sur plusieurs zones, sans que personne n'ait à tenir quoi que ce soit. C'est ce point qui a demandé le plus de temps. Il fallait aussi que l'esthéticienne garde la maîtrise : chaque technologie se règle séparément, en intensité comme en durée, et elle peut reprendre la main à tout moment.
Ce choix a une conséquence directe dans la façon dont nous parlons de l'appareil. Trois technologies, ce sont trois niveaux de preuve différents dans la littérature scientifique. Plutôt que de tout mélanger, nous les présentons une par une.
Ce que « mains libres » change vraiment
Le mot peut prêter à confusion, alors autant être précis. Mains libres ne veut pas dire que l'esthéticienne quitte la cabine. Elle accueille sa cliente, pose les applicateurs, choisit le programme, surveille la séance et ajuste les réglages si besoin. Ce qui disparaît, c'est le geste répétitif de la pièce à main, pas la présence ni le savoir-faire.
Ce qui change aussi, c'est la façon d'organiser la séance. Comme plusieurs applicateurs fonctionnent en même temps, plusieurs zones peuvent être traitées sur un même rendez-vous, selon l'objectif de la cliente. La page Système mains libres montre comment se répartissent les applicateurs.
Une reconnaissance, et une marque prudente
En 2025, AdipoXtrem a reçu le Prix H. Pierantoni de l'Innovation 2025. La distinction a une histoire et un contexte, que nous présentons sur la page qui lui est consacrée.
Une récompense ne dispense pas de rigueur. Sur ce site, nous séparons toujours ce que disent les études sur la cavitation, la radiofréquence ou la LED de ce qui est propre à l'appareil. Nous ne publions pas de photos avant/après sans l'accord écrit des clientes, et nous ne promettons pas de centimètres. C'est un choix, et il tient à la façon dont l'appareil a été pensé : à partir de la réalité du terrain.
Et maintenant ?
AdipoXtrem a été conçu en France et il est commercialisé par GMP Beauty Concept. La suite s'écrit avec les instituts qui l'adoptent, et avec leurs clientes. Ce blog racontera cette suite chaque semaine : des conseils pour les personnes qui cherchent un soin, des repères concrets pour les professionnels, et quelques coulisses de plus.
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Le blog AdipoXtrem — un nouvel article chaque semaine pour les clientes et les professionnels de l’esthétique.
